Direction des fôrets

Article Index

Selon le Décret exécutif n° 95-333 du 25 octobre 1995 portant sur la création de la conservation des forêts de wilaya et fixant son organisation et son fonctionnement, la conservation des forêts de la wilaya de Mascara a était crée.

PRESENTATION   DE LA CONSERVATION DES FORETS

Administrative

La conservation des forêts de Mascara est subdivisée en 04 services, 04 circonscriptions, 12 districts et 30 triages.

Services :

  1. Service de l’administration et moyen
  2. Service de la gestion du patrimoine ,des etudes  et des programme.
  3. Service de l’extention du patrimoine et la protection des terres
  4. Service de la protection de la faune et de la flore Circonscriptions des forêts et districts

Circonscription des forêts de Tighennif

  1. District de Hachem
  2. District de Nesmoth
  3. District de Zelamta
  4. District de Aouf
  5. District de Ghriss

Circonscription des forêts de Sig

  1. District de Sig
  2. District de Oggaz

Circonscription des forêts de Mohammadia

  1. District de Mohammadia

Circonscription des forêts de Bouhanifia

  1. District de Ain Fekan
  2. District de Oued Taria
  3. District de  Bouhanifia
  4. District de Mascara

Moyens humains :

  1. Elle dispose d’un effectif global de 209 .
  2. Conservateur général :   02
  3. Conservateur principal  :   10
  4. Conservateur divisionnaires et subdivisionnaire :   15
  5. Inspecteur  :   18
  6. Inspecteur de brigade et agents des forêts   : 111
  7. Corps administratif   :    53

Moyens matériels:

La conservation des Forêts de Mascara dispose d’un parc automobile global de 20  véhicules repartis comme suit :

  1. Véhicule tout terrain : 07
  2. Véhicule de liaison : 07
  3. Camion de lutte contre les incendies : 01
  4. Camion à benne : 02
  5. Tracteur pneumatique : 03

La superficie forestière de la wilaya de Mascara est de 90 223 Ha  soit un taux de boisement de 17.57  % dont 80 % de résineux et de feuillis . La conservation des forêts gère ce patrimoine répartis à travers (04) quatre circonscriptions . Les principales formations forestières se trouvent localisées dans les Monts de Beni Chougrane et les Monts des Aoufs .  

Le patrimoine forestier de la wilaya de Mascara se résume en ce tableau:

      Superficie Totale (HA)   90 223
     Dont forêts    37 470
      Maquis          52 571
      Vides labourables     182

Ces principales ressources en (HA) sont:

Pin d'Alep      31 308
 Cèdre    9
 Chêne liège  200
 Eucalyptus   1 100
 Chêne vert   496
 Thuya 8 938

Les principales essences forestières caractéristiques de la wilaya de Mascara sont :

  1. Chêne vert :

Cette formation à été considérablement réduite dans le temps par suite de l’extension des activités agricoles et des incendies.

Les reliques de cette formation se trouvent sur les versants les plus abrupts et les crêtes : Guetarnia (Béni Chougrane) et Nesmoth (monts de Saida). Le Pin d’Alep peut également se retrouver sur des massifs où domine le Pin d’ Alep.

     2.  Chêne liège :

Il est encore très peu représenté, peut être 500 ha tout au plus, localisé dans les zones les plus pluvieuses et à sols Profonds, nesmoth dans les monts de Saida.

     3.  Pin d’Alep :

C’est l’essence la plus répandue dans la wilaya et les peuplements les plus étendus se trouvent dans les forêts de Guetarnia et de Stamboul et sur les contreforts des monts de Saida. Les peuplements très récents se trouvent éparpillés dans de nombreuses zones tel que signalé plus haut. L’abondance relative du Pin d’Alep dans la wilaya est lié au mécanisme de renouvellement propre à l’espèce, et même après les incendies à la condition que les intervalles entre incendies ne soient pas trop rapprochés.

    4.  Olivier – Lentisque :

Représentant une grande plasticité vis-à-vis des précipitations et la nature des sols, cette série de végétation est la plus répandue dans la wilaya.

   5.  Thuya ou facies à thuya :

Comptant pour environ 9000 ha, cette association doit encore son existence grâce à sa rusticité. Elle se trouve sur les marnes à Sidi KAdda, et à Guetarnia et sur les calcaires à Sidi Kadda. Et elle s’adapte également à une pluviométrie réduite (versant Sud des Béni Chourgane et des monts de Saida).  Les formations les plus importantes se rencontrent sur le haut plateau de Nesmoth. En association avec le Pin d’Alep, on le retrouve à Béni Khemis, Bouziri et à Ouciles.

Répartition par formation :

Du point de vue des essences forestières, les formations de pin d’Alep pures ou en mélange, sont largement dominantes, soit 15% de l’assiette forestière.

D’autres essences forestières telles que l’Eucalyptus et le Cèdre, sont présentes et occupent respectivement 1100 ha et 09 ha.

On rencontre également des formations de Pin d’Alep en mélange à d’autres essences (Chêne liège, peuplier et Eucalyptus).

Les maquis arborés de Pin d’ Alep occupent une surface représentant environ 30% de la surface forestière totale de la wilaya.

Les maquis non arborés occupent plus de la moitié du couvert végétal de la wilaya. Les principales espèces du maquis sont par ordre d’importance, le thuyas, le lentisque, le chêne vert et le chêne kermès.

Le domaine forestier évolue dans des conditions d’équilibre instable et n’a pu se maintenir que grâce à la plasticité et à l’extrême résistance des 3principales essences forestières : le Pin d’Alep, le thuya et le chêne vert. Mais cela n’empêche pas l’évolution de plus en plus d’espaces forestiers en matorrals avec la disparition progressive des essences principales dans les associations. Par ailleurs, les forêts sont de moins en moins denses produisant des clairières dénudées vite exploitées par les riverains en parcours de montagne et exposées au processus d’érosion.

Missions assignées à la conservation des forêts:

Il est assigné à la conservation des forêts les missions suivantes :

  1. Gestion et extension du patrimoine forestier par des reboisements;
  2. Protection et restauration des terres soumises à l’érosion ; aménagement des bassins versants
  3. lutte et protection des patrimoines forestiers contre les incendies et les maladies et parasites
  4. Accompagnement de la population rurale par des projets de proximité de développement rural intégré (PPDRI) qui s’articule sur les axes de  développement suivants :       

Conservation des écosystèmes naturels :

Réserve de chasse ayant pour missions de :

  1. Multiplication de gibier.     - Repeuplement (lâcher).      - La recherche scientifique. 
  2. La Marais de la Macta ( Voir Illustration photographiques annexée )
  3. Abrite une grande diversité biologique et faunistique.
  4. Zone rare en Afrique du nord en raison de la diversité des milieux. 

PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT : 

1- PROGRAMME DE TRAITEMENT DES BASSINS VERSANTS ( TBV ) 

Présentation succincte des bassins versants et les perspectives de protection et d’aménagement :

Sachant qu’en Algérie , la disponibilité de l’eau est limitée , sa répartition inégale et sa demande en forte croissance , la perte de capacité de barrage par leur envasement continu est considérée comme un phénomène crucial à l’échelle nationale  . Il est admis que l’érosion des bassins versants en amont des retenues , sous toutes ses formes est à l’origine de l’envasement des grands ouvrages hydrauliques .

Par ailleurs , les perspectives de protection et d’aménagement des bassins versants s’intègre aux efforts d’exploitation optimale et durables des ressources en eu menés par le gouvernement algérien .

L’intérêt de ces perspectives se centre sur la réduction du taux d’envasement de (21) vingt et un barrages dont (17) dix sept  se trouvent à l’étape d’avant projet dont ceux d’Oued El Abatal et d’Oued Taht , et (05) cinq en exploitation , parmi lesquels Ouizert , Bouhanifia , Fergoug , Sidi M’Hamed Benaouda , Prise de Chéliff .

Les aménagements anti-érosifs entreprises se distinguent par leur effets durables , et sont complémentaires aux actions de mise en valeur (Amélioration foncière )  . Les aménagements ayant été préconisés et réalisés sont d’une part des moyens mécaniques ( réfection de banquettes , réalisation de murettes en pierres sèches s , seuils en gabion dans les ravines) , et d’autre part biologiques ( haies vives , plantation d’opuntia , plantation fruitière ,  reboisement , protection et fixation des berges  ) .

Sept (07) bassins versants comme cités ci-après sont retenus pour la Wilaya de Mascara dont les caractéristiques sont définies en annexe . Ces perspectives auront à assurer :

  1. Une meilleure conservation des sols sur le bassin versant dominant la retenue ;
  2. La réduction éventuelle du taux de transport des sédiments de la retenue ;
  3. La réduction du taux de sédimantation et d’envsement de la retenue ;
  4. La prolongation de la vie utile de la retenue .

Le traitement des bassins versants est fondamental afin de diminuer l’érosion en nappe et la susceptibilté en favorisant l’infiltartion de l’eau dans le sol et leur évacuation .

  1. Bassin versant de Ouizert : 214 400 Ha( En Exploitation )
  2. Bassin versant de Fergoug  : 57 400 Ha ( En Exploitation )
  3. Bassin versant de Bouhanifia : 556 600 Ha ( En Exploitation )
  4. Bassin versant de Prise de Cheliff : 268 100 Ha ( En Exploitation )
  5. Bassin versant de Sidi M’hamed Benaouda: 480 100 Ha ( En Exploitation )
  6. Bassin versant de Oued That : 76 760 Ha ( En Etude )
  7. Bassin versant de Oued El Abd: 245 100 Ha ( En Etude )

La wilaya de Mascara compte (05) cinq ouvrages hydrauliques à savoir :

  1. Barrage de Ouizert : Mis en service en 1986  d’une , capacité de 95 Hm3
  2. Barrage de Fergoug : Mis en service en 1866 d’une, capacité de 0.40 Hm3
  3. Barrage de Bouhanifia : Mis en service en 1948 d’une , capacité de 38 Hm3
  4. Bassin de Sidi M’Hamed : Mis en service en 1978 d’une, capacité de 153,70 Hm3

Caractéristiques du bassin versant de barrage de Fergoug :

Données:

  1. localisation : Wilaya de Mascara
  2. superficie : 574 Km2  soit 100 %
  3. territoire couvert par l’étude : 574 Km2 
  4. pluviométrie de la zone : 300 à 400 mm
  5. réseau hydrographique : Oued El Hammam, Oued Sidi Amar
  6. débit moyen annuel : 1,8 m3/S
  7. date de mise en eau du barrage : 1866
  8. capacité actuelle : 0,4 Hm3    

 Occupation du sol :

Type d’occupation du sol

Superficie (km)

Pourcentage

zone agricole

280

48%

milieu nature

/

/

zone de pâturage

180

31%

agglomération

03

0.5%

arboriculture

/

/

couverture forestière

107

18%

 Actions entreprises durant les programmes antérieurs :

 ▪ reboisement : 1.778 ha                        ▪ plantation fruitière rustique : 1.803 ha

 ▪ correction torrentielle :61.723 m3         ▪ fixation de berges : 175  ha

Caractéristiques du bassin versant  de barrage  de Bouhanifia :

Données :

  1. Localisation : Wilaya de Sidi Bel Abbès, Saida et Mascara
  2. Superficie : 5566 km2  (dont Mascara 1.514 km2) soit 27 %
  3. territoire couvert par l’étude : 5.566 km2
  4. pluviométrie de la zone : 300 à 400 mm
  5. réseau hydrographique : Oued El hammam, Oued Maoussa, Oued Froha,   Oued Ain Fekan,
  6. débit moyen annuel : 4,4 m3/S 
  7. date de mise en eau du barrage : 1948
  8. capacité actuelle :38 Hm3
  9. Oued Sahaouat, Oued Hounet 

Occupation du sol :

Type d’occupation du sol

Superficie (km2)

Pourcentage

zone agricole

1164

76%

milieu nature

/

/

zone de pâturage

134

8%

agglomération

25

1,5%

arboriculture

4

0.3%

couverture forestière

56

3,6%

Actions entreprises durant les programmes antérieurs :

  • reboisement : 1.772 ha
  • plantation fruitière rustique : 4.125 ha
  • correction torrentielle : 78.767 m3
  • fixation de berges : 270 ha

Caractéristiques du bassin versant de barrage de Ouizert :

Données :      

  1. Localisation : Wilaya de Mascara et Saida
  2. Superficie : 2.144 km2  (dont Mascara 485 km2) soit 22 %
  3. territoire couvert par l’étude : 2.144 km2
  4. pluviométrie de la zone : 300 à 400 mm
  5. réseau hydrographique : Oued Sahouat et Oued sidi Mimoune 
  6.  débit moyen annuel : 2,7 m3/S
  7. date de mise en eau du barrage : 1986
  8. capacité actuelle : 95 Hm3                       

Occupation du sol :

Type d’occupation du sol

Superficie (km)

Pourcentage

zone agricole

372

76 %

milieu nature

/

/

zone de pâturage

40

8%

agglomération

/

/

arboriculture

/

/

couverture forestière

70

14%

Actions entreprises durant les programmes antérieurs:

  • reboisement : 130 ha
  • plantation fruitière rustique : 709 ha
  • correction torrentielle :55281m3

Caractéristiques du bassin versant de barrage de Sidi M’hamed Benaouda  

Données :

  1. Localisation : Wilaya de Mascara – Relizane et Tiaret.
  2. superficie : 4.800 km2  (dont mascara 1.106 km2) soit 23 %
  3. territoire couvert par l’étude : 4.800 km2
  4. pluviométrie de la zone : 300 à 400 mm
  5. réseau hydrographique : Oued Haddad, oued Rekada Oued Medjaref,     Oued Mina,    
  6. débit moyen annuel : 3,8 M3/S
  7. date de mise en eau du barrage : 1978
  8. Oued El Adb, Oued Taht et Oued Medroussa
  9. capacité actuelle : 153,7 Hm3       

Occupation du sol :

Type d’occupation du sol

Superficie (km)

Pourcentage

zone agricole

645

58%

milieu nature

/

/

zone de pâturage

215

19%

agglomération

3

0,2%

arboriculture

/

/

couverture forestière

238

21%

Actions entreprises durant les programmes antérieurs :

  • reboisement : 1.690 ha
  • plantation fruitière rustique : 1.492 Ha
  • correction torrentielle : 10.1481 m3
  • fixation de berges : 305 Ha

Caractéristiques du bassin versant de barrage de Prise de Chellif :        

Données :

  1. Localisation : Wilaya de Mascara, Mostaganem et Relizane.
  2. superficie : 2.681 km2  (dont Mascara 170 km2) soit 6 %
  3. territoire couvert par l’étude : 2.681 Km2
  4. pluviométrie de la zone : 300 à 400 mm
  5. réseau hydrographique : Oued Melah
  6. débit moyen annuel : 2,14 m3/S
  7. date de mise en eau du barrage : 
  8. capacité actuelle : 110 Hm3

Occupation du sol :

Type d’occupation du sol

Superficie (km)

Pourcentage

zone agricole

163

96%

milieu nature

/

/

zone de pâturage

/

/

agglomération

0,8

0,4%

arboriculture

/

/

couverture forestière

5

3%

Actions entreprises durant les programmes antérieurs :

  • reboisement : 25 ha
  • plantation fruitière rustique : 225 ha
  • correction torrentielle : 200 m3
  • reboisement : 2.429 ha
  • plantation oléicole : 193 ha
  • correction torrentielle : 116.346 m3
  • fixation de berges : 39,2 Km

2- PROGRAMME DE GESTION ET DE REHABILITATION DU PATRIMOINE FORESTIER REBOISEMENT 

Le taux de boisement actuel de la wilaya  de 17.25  %, reste en deçà de la  norme d’équilibre admise ( 25 % )  . Le plan national de reboisement est mis en œuvre pour augmenter  le taux de couverture végétale  .

A ce jour, dans le cadre de cette stratégie, la conservation des forêts a réalisé depuis 1998 le programme qui suit :

  1. 7.796 Ha de reboisement
  2. 11.640.5 Ha de plantation fruitière rustique 
  3. 530 Ha de plantation sur banquettes
  4. 1.000 Ha de fixation de berges

Réalisations  des cinq dernières années :

Les reboisements effectués sont à dominance résineux eu égard aux conditions édapho-climatiques de la wilaya, les milieux écologiques subéricoles sont très limités.

Les réalisations sont faibles par rapport aux objectifs, en l'absence d'outils de réalisation performants spécialisés dans les reboisements. Par ailleurs le reboisement en chêne liège est une tentative de réhabilité la subéraie d’une superficie totale de 300 ha dont l’aire écologique se limite aux communes Makda, Aouf et Nesmoth. 

3- PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT DES ZONES DE MONTAGNE :

Problématique des zones de montagne :

Les écosystèmes de montagne revêtent une triple importance :

  1. Ces écosystèmes constituent les ‘châteaux d’eau’ des populations limitrophes mais également pour de nombreuses agglomérations plus ou moins éloignées, en particulier pendant la période sèche ;
  2. Ces écosystèmes représentent des lieux de diversité, à la fois biologique et culturelle, leurs particularités naturelles et leur patrimoine culturel en font des endroits hautement symboliques ;
  3. Les écosystèmes montagneux sont extrêmement sensibles aux changements environnementaux, et des événements extrêmes susceptibles de survenir en raison du changement climatique peuvent avoir des conséquences majeures tant dans les zones de montagne que dans les plaines.

En effet, les grands problèmes auxquels sont confrontées les zones de montagnes relèvent de contraintes à la fois physiques et anthropiques, ce sont surtout des contraintes liées à

L’enclavement, aux difficultés de communications et de transport et aux atteintes aux patrimoines : forestier, agricole et les écosystèmes naturels.

Une situation, souvent aggravée par le mode d’occupation du sol des populations montagnardes, une démographie galopante et une forte densité dans certains secteurs montagneux déjà fragilisés par les contraintes physiques (climat agressif, lithologie tendre et plastique, pentes fortes.. .)

Dans le même temps économiquement, la montagne comporte des potentialités agricoles, sylvicoles et agro-pastorales. Selon leur situation géographique, forêt, maquis, espaces steppiques contribuent à maintenir tant bien que mal des élevages bovins , caprins et ovins.

La montagne contribue ainsi à la production nationale par des produits vivriers (arboriculture, rustique, oliveraies,…) et des produits de récolte (bois, liège, etc.) .

Le cas se présente pour la situation des Monts de Beni Chougrane dans la Wilaya de Mascara .

Caractéristiques physiques des zones de montagne cas des  Monts des Beni Chougrane:

Caractéristiques géomorphologiques des zones de montagne ( Monts des Beni Chougrane )

Les zones de montagne des Monts de Beni Chougrane se présentent sous la forme d’une chaîne montagneuse à une seule ligne de reliefs, assez étroite d’une largeur comprise entre  15 Km à 20 Km, avec une exposition générale Sud – Ouest / Nord -Est.

Sur le plan de la dynamique et de l’état du milieu et de l’environnement en général et contrairement aux chaînes telliennes, ces zones sont fortement dégradées où les phénomènes érosifs, particulièrement ceux de l’enravinement ont atteint un niveau d’irréversibilité et de non retour.

En somme, ces zones montagneuses (09 communes) (Monts des Beni Chougrane) se caractérisent par une topographie extrêmement confuse où se mêlent les sommes des massifs , en dômes et aux formes molles, les hautes surfaces en plateaux et les vallées profondément encaissées.

L’ensemble montagneux est profondément retouché dans le détail par l’érosion hydrique .Les massifs et les versants raides, et accidentés sont marqués par un  réseau de ravins aux formes anguleuses et découpés dans le sens Nord – Sud  par trois vallées étroites celles des Oueds : Mebtouh, Hammam et Melah .L’érosion actuelle dans les zones de projet est forte occupante et inquiétant.

  L’importance des substrats sensibles à l’érosion se présente comme suit :

  1. Marnes : 52 % des territoires
  2. Argiles 12 % des territoires
  3. Calcaire friable : 16 % des territoires
  4. Prédominance des terrains instables qui représentent 70 % de l’ensemble des zones montagneuses
  5. 30 % des terrains sont constitués de substrats calcaires 

Pentes :

Les zones de montagne que nous retenons pour l’éventuelle prévision d’un programme de développement complémentaire se caractérisent en effet par des handicaps liés à l’altitude mais également à la pente /et ou au climat qui ont pour effet de restreindre l’activité en général et d’augmenter de façon conséquente le coût de tous les travaux et particulièrement pour les territoires dont la pente est supérieure à 25 %.

Le système de pente pour ces zones est caractérisé par des pentes supérieures sur     25 % soit un taux de 62 % sur l’ensemble des territoires, par des pentes comprises entre 3-12.5 % soit un taux de 26%, et par des pentes comprises entre 0-3%, soit un taux de 12 %.

La classe comprise entre 0 et 3 % : cette classe est insignifiante  au niveau des zones des futurs projets et représentative au niveau de la commune de Mascara qui est reconnue comme zone à vocation agricole.

La classe comprise entre 3 et 12.5 % : cette classe est significative : représentative au niveau de la commune de Mascara, de Bouhanifia et d’Ain Fekan et à vocation agricole.

La classe supérieure à 25 % : cette classe demeurant très significative est constituée de zones à vocation sylvo-pastorale. Dans certains secteurs, la lithologie est très sensible à l’érosion et sont actuellement dégradées  De même l’arboriculture y est très possible dans les versants stables.

Administrativement, les neuf (09) communes réparties dans les Monts des Beni Chougrane sont caractérisées par de fortes pentes sur 50 à 70 % de leur territoire d’où une prédominance de la classe de pentes de plus de 25 %.

En somme, la plupart des territoires concernés sont fortement marqués par l’abondance de terrains marneux ou marno-argileux d’où ‘s’explique la prédominance des formes d’érosion particulièrement  liées au ravinement. (Voir Annexe N°08, carte N°08).

Altitudes :

Sur le plan altimétrique, on identifie trois zones au niveau des territoires  des neuf (09) communes

Une zone de piémonts : de 0 à 400 mètres d’altitudes qui couvrent au mois  six (06) communes dont une petite zone sur le flanc Est de la commune d’El Keurt et le tout  est inclus dans le piémont à raison de 37 % sur la surface totale, toutes correspondantes à des zones contigües  .

Une zone de moyenne montagne : de 400 à 800 mètres avec deux sous zones altimétriques (400-600 m et 600-800 m ) représentant 63 % .

Une zone de haute montagne de plus de 800 m : elle représente 01 % considérée comme insignifiante, se trouvant sur les hauteurs des communes d’El Keurt et Ain Farès.

Les altitudes sont généralement modérées à faibles, elles varient de 400 à et plus de 800 m et culminent à 910 à Djebel Kallel et au Djebel Bel Kassem (932 m) qui dominent la plaine de Ghriss. 

Occupation du sol  :

L’occupation des sols est marquée par l’importance des terres agricoles (S.A.U et parcours) évaluée à 60 355.76 Ha soit 78 % de la superficie de l’ensemble des neuf communes. La SAU occupe 38 615.16 Ha. Cette valeur moyenne est relative, car les disparités sont parfois significatives aux niveaux de différentes zones du massif des Monts des Beni Chougrane.

La superficie forestière occupe 15 372.24 Ha, soit un taux de 20 %. Les forêts sont constituées de peuplements variés avec dominance du Pin d’Alep, du Thuya  et de l’Eucalyptus. A ces essences principales, se trouvent associées d’autres espèces  (genévrier, l’oléastre, …..).

Les terrains de parcours sont estimés à 21 740.60 Ha, soit un taux de 29 % de la superficie totale. Ils constituent une source d’approvisionnement en UF pour le cheptel de la population locale.

Les terres improductives au niveau des ces zones sont constituées essentiellement de terres érodées au stade du bad land, ou d’affleurement rocheux importants, et très souvent demeurent dans l’indivision, d’où l’impossibilité de le récupérer pour des fins de protection.

Caractéristiques climatiques et bioclimatiques des zones de montagne (Monts de Beni  Chougrane ):                         

Les zones de montagne des Monts des Beni Chougrane sont positionnées dans la zone tellienne subissant un régime climatique semi-aride tempéré caractérisé par une nette opposition entre saison sèche et saison humide. Comme phénomènes secondaires, il y a de citer les vents qui sont du secteur Nord toute l’année .Le sirocco qui souffle au moins une fois par mois à l’exception du mois de décembre .Les risques de gelées qui se produisent à partir du mois de Novembre et s’étalent jusqu’au au mois de Mai et souvent à l’origine de graves dommages sur la production.       La quasitotalité des territoires communaux (09) recoivent une tranche pluviométrique inférieure à 400 mm/an. L’importance de l’étage bio-climatique se distingue par le semi-aride (85 % des territoires) dont 20 % de type froid exposées aux gelées. (Voir Annexe N°02, carte N°02),

Caractéristiques  hydrographiques et hydrologiques des zones de montagne (Monts de Beni   Chougrane ) :       

Appartenant au sous bassin versant du grand bassin versant de la Macta, les zones des Monts de Beni Chougrane apportent à l’artère principale le quasi totalité du tribut des eaux pluviales de la partie de la Macta qui constitue plus de 80 % de la superficie totale. L’apport interannuel des ressources superficielles est évalué à 271 m3 / an mesurées au niveau des barrages de Fergoug, Cheurfa II et dans la partie Est de la wilaya appartenant au bassin versant de l’Oued Mina. Suite à la sécheresse qui a touché la région des Beni Chougrane d’une décennie, un déficit hydrique est constaté     Cette situation a causé des répercussions sur les différents  secteurs et notamment sur le périmètre irrigué d’El Habra. (Voir Annexe N°06, carte N°06),

Caractéristiques  floristiques et faunistiques des zones de montagne (Monts deBeni Chougrane )

La végétation naturelle sur l’ensemble des territoires est représentée par les formations végétales suivantes :

  1. Formations forestières
  2. Formation de dégradation forestière  Matorral arboré).
  3. Peuplements forestiers et autres reboisements.
  4. Ermes et jachères avec parcours.            
  5. Parcours de montagne.

Le domaine forestier évolue dans des conditions d’équilibre instable et n’a pu se maintenir que grâce à la plasticité et à l’extrême  résistance de trois principales espèces forestières à base  de thuya, de chêne  vert, de Pin D’Alep. Les forêts naturelles sont rares.

Les parcours  issus généralement de forêts dégradées et des terrains appauvris  sont caractérisés par une végétation clairsemée, avec un envahissement de plantes épineuses et non palatables, La biodiversité floristique représente certains intérêts économiques représentés par les plantes médicinales.

Les zones montagneuses  sont caractérisés par des fortes potentialités floristiques et faunistiques ( Gazelle de Cuvier et autres espèces avifaunes ), particulièrement au niveau de la commune de Bouhanifia.                                                                                                                                         Ces potentialités sont menacées par plusieurs problèmes écologiques tels que le phénomène de l’érosion. 

Contacts:
Téléphone fixe:  045.81.18.34

Please publish modules in offcanvas position.

Free Joomla! template by Age Themes