Commune de Mohammadia

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La ville est située au pied des derniers contreforts du massif montagneux des Beni Chougranes et à l'entrée de la plaine de l'Habra.

 Les quartiers populaires de la ville de Mohammadia sont: Kouadria, Bekhaitia, Graba, Makanguia "Rue Chahid Benhebba Mohamed", le faubourg Laurent dit Bourora (Krim Larbi Kheireddine), les Castors et les 40 maisons.

De nouveaux quartiers furent construits après les années 1980 comme les 300 logements (novembre); les 500 logements le lancement de construction du projet d'une nouvelle ville sur les monts de ouled-malek a la périphérie sud de Mohammadia dans le cadre du programme de logement de bouteflika après 2008.

Elle s’étend sur une superficie de 162 km2 et compte une population de 94 859 habitants(en 31/12/2013). La Densité de la population est de 586 habitants par km2.

Histoire:

Période pré coloniale :

Très peu d'écrits relatent l'avant construction de Perrégaux. Ce qui est sûr, c'est que toute la région était une plaine broussailleuse peuplée de bois de tamarins difficiles d’accès vu qu'en période pluvieuse était de nature à retenir l'eau plein de marécages pilulais dans la plaine d'el Habra l’était c’était les moustiques et les animaux dangereux qui rendait l'implantation d'un rassemblement urbain; techniquement selon les moyens disponible avant la révolution industrielle difficile. Les tribus qui vivaient dans les hauteurs de la plaine pouvaient faire pâturer leurs troupeaux de bœufs et de moutons et cultiver sur les abords des céréales. Certains historiens (Robert Thintoi) supposent que l'ancienne cité romaine pouvait être construite sur l’actuelle Mohammadia.

Période coloniale :

En 1838, pour repousser les attaques de l'émir Abd El-Kader les militaires français établissent une redoute près du caravansérail qui prend le nom du général Alexandre Charles Perrégaux, mort après avoir été blessé au cours du siège de Constantine. Le 14 avril 1853, il est décidé, à la suite d'une enquête, la création d'un village au débouché de l'Habra dans la plaine: c'est la naissance de la ville. C’est alors que commencent à affluer des familles européennes venant principalement de Saint-Denis-du-Sig. En 1856 l'administration met en vente de terre pour les distribuer aux nouveaux arrivants. Le 4 février 1857, un arrêté ministériel décide la création d'une ligne de chemin de fer allant d'Alger à Oran, en passant par Perrégaux. 

La construction du barrage Fergoug donna une autre dimension à la nouvelle ville encore à l'état embryonnaire. Il sonne le développement durable et la spécialisation de la ville dans l'agriculture. La construction du fameux barrage commence en 1865 et s’achève en 1871 pour aboutir au plus grand ouvrage d’eau en Algérie du moment. Le 29 juillet 1858, un décret signé par l'empereur Napoléon III entérine la création du village de Perrégaux, sous la tutelle de la subdivision de Mascara, village qui comptait alors 128 Européens. Le village resta rattaché à la commune de Saint-Denis-du-Sig. Le 30 septembre 1870, Perrégaux devient une commune de plein exercice. 

En 1873, Achille Fillias indique, dans son ouvrage "Géographie Physique et Politique de l'Algérie", que Perrégaux possède une mairie, une gendarmerie, une église, une école mixte et une station de chemin de fer ; des fermes nombreuses (céréales, bétail) ; un marché arabe tous les jeudis et 666 habitants. Le tissu urbain se développe avec l'augmentation du nombre d'habitants. On construit des écoles et une église. En 1876, Perrégaux devient un chef-lieu de canton et la commune compte habitants. En 1880 est décidée la construction d’une mairie ainsi que d'autres édifices d'intérêt public. 

Le 15 décembre 1881, le barrage de l’Oued-Fergoug cède pour la deuxième fois. La ville est sinistrée et il y a plus de 150 morts par noyade. Le 25 novembre 1927, le barrage Fergoug, distant de moins de de la ville cède une troisième fois et, cette fois, les ponts sont détruits, les maisons effondrées, plusieurs noyades recensées. La reconstruction reprend aussitôt pour remettre en état les liaisons routières et les voies ferrées. Le pont, grâce à l'aide du génie militaire, est achevé en trois mois. 

Pendant la période de la guerre d'indépendance, les habitants algériens de la ville participent activement au combat contre les forces françaises. Parmi les moudjahidines, les plus connus sont les frères Hedjal: une rue porte leur nom de nos jours. D’ailleurs, plusieurs rues de la ville sont rebaptisées des noms de combattants de la guerre de libération de 1954.

Après l'indépendance:

Après l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962 la ville est rebaptisée Mohammadia. Il avait été demandé auparavant qu'elle portât le nom du ministre des Affaires étrangères de Ben Bella, Mohammed Khemisti, qui avait été assassiné, mais ce nom avait déjà été attribué à une petite ville côtière près de Bou Ismaïl, Castiglione, près d'Alger.

Mohammadia est rattachée au département d'Oran et, depuis le dernier découpage administratif de 1983, la ville est un chef-lieu de daïra et une commune rattachée à la wilaya de Mascara.

La majorité des habitants français, pieds-noirs et juifs, fuient la ville et l'Algérie définitivement à travers les ports d'Oran et de Mostaganem. Seul un petit nombre reste pour gérer des activités de la ville comme les ateliers de chemins de fer, les écoles, l'église, etc. Mais pendant les 10 ans qui suivent, la communauté pied-noir se réduit à 10 personnes bien que les accords d'Évian aient en principe garanti leurs droits. 

Économie:

À la suite de l'exode des Européens après l'indépendance du pays, la ville manquait de compétences dans l'agriculture, ce qui sonnant ainsi le glas de son âge d'or. L’envasement de la retenue du barrage Fergoug ne peut fournir suffisamment d’eau pour l'irrigation, ni même assez d'eau potable; l'eau est rationné pour population.

Les usines de conditionnement d'agrumes ferment l'une après l'autre, forçant les ouvriers au chômage technique. L'exportation a cessé et toute la plaine d'El Habra souffre de sécheresse.

La fin des années 1990 était marquée par la fermeture des usines dont de l'usine de conserve ennajuc, les petites manufactures de textiles, les dépôts de distribution agroalimentaires comme l'onaco; les points de vente de pièces de rechanges automobile, de centrales de vente comme souk el fellah la délocalisation des hales centrales à 15 km de la villes; la chute de production de l'usine de lampes et la compression de cheminots dans le chemin de fer; la fermetures de 10 usines de triage et d’emballage agricole.

Avec l'explosion démographique de la région, le chômage et le manque de débouchés pour les habitants de la ville ont favorisé l'émigration de la population vers les grandes agglomérations et vers l'Europe (principalement la France).

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